
L’Etat français resserre la corde autour du cou des étudiants étrangers. Des frais d’inscription pour la Licence initialement autour de 115.000 FCFA est désormais à presque 1 million 900.000 FCFA. Les frais de master quant à eux passent de 162.000 FCFA à 2 millions 600.000 FCFA. De nouveaux tarifs à appliquer dès la rentrée académique 2026. Cette annonce du gouvernement français a été rendue publique il y a quelques jours par Phillipe Baptiste, ministre de l’Enseignement Supérieur français.
“Bienvenue en France” le plan du durcissement
Cette décision n’est que la matérialisation d’un plan initié depuis 2019, le plan “Choose France for higher education”. Jusqu’à date, plusieurs universités françaises avait évité cette hausse en appliquant des exonérations massives. C’est précisément sur ce point que le gouvernement se montre impitoyable. Les exonérations seront limitées à 10% des effectifs dans les différentes universités. L’Etat français évoque également comme raison de la hausse, une nécessité d’amélioration des standings d’accueil des universités françaises.
Une décision à but économique, mais qui vient très sérieusement impacter sur les capacités financières des étudiants étrangers et plus particulièrement africains. Avec des frais de procédure déjà assez élevés et des assurances de voyage parfois hors d’atteinte; la France pourrait dans peu de temps perdre son attractivité en terme d’offre académique au profit de pays aux tarifs moins élevés à l’image de la Belgique dans la zone Union Européenne.
Même sur le plan historique, la France qui a toujours capitalisé les talents étrangers issus des formations académiques se priverait à cause de cette mesure de nombreux talents nécessiteux de formations de pointes parfois dans de domaines novateurs.
Les réponses des états africains et du gouvernement de Yaoundé sont attendus en réaction à cette décision qui compromet les choix de jeunes africains désirant étudier en France, un pays entretenant des rapports très étroits avec les états du continent.













