Par Landry Mbia, Rédacteur en Chef de Made In Cameroon Magazine
Ce 13 mai 2026 n’est pas une simple date sur le calendrier du football camerounais. C’est le jour où le béton rencontre enfin l’histoire. Après des décennies d’attente, de doutes et de chantiers en pointillés, le nouveau siège de la Fédération Camerounaise de Football (FECAFOOT) sera officiellement inauguré. Si le ruban sera coupé sous l’ère de Samuel Eto’o Fils, ce bâtiment est avant tout le carrefour où les visions d’hier épousent la détermination d’aujourd’hui.
Le « Grand 9 » à la finition : L’art de conclure
Sur le terrain, Samuel Eto’o était le finisseur impitoyable, celui qui transformait une passe difficile en but d’anthologie. À la tête de la Fédération, l’homme n’a pas changé de style. En reprenant ce chantier, il a endossé le rôle du “maître d’œuvre de la survie”. Là où beaucoup ne voyaient qu’une carcasse de ferraille abandonnée aux herbes folles de Tsinga, il a vu le prestige du Cameroun.
Mais rendre à César ce qui appartient à César est une marque de grandeur. Eto’o ne bâtit pas sur du vide ; il achève l’œuvre de bâtisseurs qui, tour à tour, ont posé les jalons de cet édifice.
Un rappel à la mémoire : Les architectes de l’ombre
L’inauguration de ce 13 mai est l’aboutissement d’un long relais. Il est impératif de se souvenir de ceux qui ont porté ce rêve, parfois dans la douleur :
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Iya Mohammed : C’est sous son mandat que l’idée de ce siège moderne a germé. Il a été le premier à vouloir doter la Fédération d’un outil de travail à la hauteur de son palmarès continental.
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Le Comité de Normalisation (Joseph Owona) : Qui a tenté de stabiliser les bases administratives et financières pour que le projet ne sombre pas totalement dans l’oubli.
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Seidou Mbombo Njoya : Son prédécesseur immédiat, qui a œuvré pour la relance des travaux et la structuration des financements nécessaires.
Chacun de ces hommes a posé une pierre, un plan, ou une signature. Samuel Eto’o, avec la fougue qu’on lui connaît, est venu apporter le toit, l’électricité et surtout, la dignité finale à cette structure.
Plus qu’un bâtiment, un symbole de souveraineté
Pour nous, chez Made In Cameroon Magazine, ce siège représente bien plus que des bureaux climatisés. C’est le signal fort que le football camerounais sort de l’ère du “provisoire”. En finissant ce travail, l’actuel exécutif prouve que la continuité administrative peut exister au-delà des guerres de clans.
Le 13 mai, lorsque les portes s’ouvriront, ce sera le triomphe de la persévérance. Eto’o signe l’article final d’un livre commencé par d’autres, prouvant que pour marquer l’histoire, il faut savoir respecter ceux qui ont tracé les premières lignes.
Landry Mbia
Rédacteur en Chef, Made In Cameroon Magazine












