
C’est ce qu’on appelle frapper un grand coup. Dans la nuit du samedi 16 au dimanche 17 mai, le “Predator” Francis Ngannou a fait trembler les fondations de l’Intuit Dome de Los Angeles. Il a terrassé le Brésilien Philipe Lins par un KO chirurgical à un peu plus d’une minute de la fin de la première reprise. Le colosse camerounais a d’abord dicté le rythme debout, avant d’acculer Lins contre la cage et de placer des coups de coude dévastateurs au sol. Revenus debout, c’est un crochet qui a foudroyé le Brésilien. Le score est sans appel : domination totale du début à la fin.
Ce succès expéditif s’avère être une véritable opération en or. Selon les estimations, cette soirée lui a rapporté une bourse garantie estimée à 1,5 million de dollars (environ 900 millions de FCFA), sans compter les intéressements sur les ventes et les sponsors. La fortune de Francis Ngannou est donc estimée à l’heure actuelle à environ 20 à 30 millions de dollars (soit entre 12 et 18 milliards de FCFA).
Par ailleurs, Francis Ngannou détient aujourd’hui, le record du coup de poing le plus puissant jamais mesuré au monde. En battant Philipe Lins, il consolide son hégémonie. S’il est le porte-étendard absolu du MMA africain et camerounais, des pionniers comme le Nigérian Kamaru Usman (ancien champion incontesté) et le Sud-Africain Dricus du Plessis ont également marqué l’histoire de ce sport. Cependant, l’aura de puissance brute et le parcours inspirant de “The Predator” restent inégalés.
Programmé tardivement (aux alentours de 3h du matin), le combat a pourtant réuni des millions de téléspectateurs, boosté par sa diffusion sur la plateforme de streaming Netflix. Comment expliquer un tel engouement ? Ngannou a su maîtriser son image en devenant le symbole de la résilience, le champion parti de rien qui a défié les règles des ligues fermées. Son charisme naturel et ses défis lancés à d’autres monstres de la discipline continuent de faire jaser, captivant autant les puristes que le grand public.

Ce come-back fracassant ouvre des portes prestigieuses. Interrogé juste après sa victoire sur un éventuel choc de titans contre l’actuel champion de l’UFC, le Camerounais n’a pas mâché ses mots à l’encontre de l’Américain, alors présent dans la salle : « Jon est en cage ». Par cette métaphore piquante, le “Predator” insinue que son rival historique reste bloqué par les restrictions contractuelles de son organisation. Il l’invite ainsi à trouver une solution pour le rejoindre et offrir au monde le combat ultime que tous les fans attendent. À l’aube de ses 40 ans, le Camerounais prouve qu’il n’a plus rien à prouver, mais encore tout à conquérir.
Inès KOUNA NOMO, Journaliste, Made in Cameroon Magazine














