C’est un véritable coup de massue pour les réseaux de la contrebande. Dans une atmosphère lourde de détermination, les services du Ministère de l’Eau et de l’Énergie (MINEE) ont mis la main sur un stock impressionnant de 10 000 litres de gasoil frelaté. Ce n’est pas simplement une saisie de routine ; c’est un signal fort envoyé à ceux qui font leur beurre sur le dos des automobilistes et de l’infrastructure industrielle nationale.
Un poison pour nos moteurs
Le gasoil saisi, mélangé à des solvants douteux pour en augmenter le volume, représentait une menace directe pour les usagers. Utiliser un tel carburant, c’est condamner son moteur à une mort certaine et s’exposer à des risques d’incendie accrus. Pour le Ministre, la tolérance zéro est désormais l’unique règle de conduite : la sécurité des Camerounais n’est pas négociable.
Le coût du sabotage
Au-delà de la mécanique, c’est l’économie camerounaise qui saigne. Le trafic de carburant frelaté engendre :
Un manque à gagner fiscal colossal pour l’État.
Une concurrence déloyale pour les stations-service respectant les normes.
Une dégradation précoce du parc automobile national.
Une traque qui ne fait que commencer
Cette opération coup de poing démontre une volonté de fer de nettoyer le secteur de l’énergie. Sous l’égide de la rédaction de Made in Cameroon Magazine, nous saluons cette vigilance accrue. Cependant, une question demeure : comment un tel volume a-t-il pu circuler si près de nos centres névralgiques ?
La bataille contre le frelaté est loin d’être gagnée, mais aujourd’hui, l’État a repris du terrain. Que les trafiquants se le tiennent pour dit : l’œil de la loi est désormais braqué sur chaque litre qui circule sur notre territoire.
Landry Mbia Rédacteur en Chef, Made in Cameroon Magazine













