
Paris a rompu le silence ce mercredi. D’un ton ferme, le Quai d’Orsay a lancé un avertissement clair: partez, et surtout partez vite. Pour cause, un passé récent sombre et une situation sécuritaire devenue depuis quelques jours extrêmement fragile et incertaine après des affrontements de deux jours entre l’armée malienne et les forces djihadistes du JNIM, filiale d’Al-Qaïda. « La situation sécuritaire demeure extrêmement volatile », a indiqué le ministère des Affaires étrangères français. Près de 4000 français se sont déjà inscrits au protocole consulaire pour évacuer le pays.
Le Canada aussi a demandé à ses ressortissants de « quitter le pays par vols commerciaux si vous pouvez le faire en sécurité », sur le site du gouvernement. Ottawa évoque une situation de grande instabilité avec possibilités d’enlèvement dans un contexte sécuritaire qui pourrait encore se détériorer dans les touts prochains jours même si Bamako annonce que la « situation est maîtrisée », bien que d’une « gravité extrême ».
Le Royaume-Uni demande aux anglais résidant au Mali de privilégier la sécurité. “rester confinés et éviter tout déplacement non essentiel” indique le gouvernement de Londres.
D’autres pays à l’instar de la Belgique ont demandé à leurs ressortissants d’emprunter dès que possible les vols commerciaux encore disponibles.
Les attaques récentes au Mali ont replongé le pays dans les souvenirs des jours sanglants de sa longue lutte contre le terrorisme avant l’arrivée au pouvoir de la junte militaire dirigée par Assimi Goïta. La dernière victime en date, le ministre de la Défense Sadio Camara tué dans sa résidence à Kati, à quelques de kilomètres de la capitale.
Giovanni Minsa- Journaliste












