
Bamako 2026 marque un tournant pour le taekwondo camerounais. La sélection nationale a fait trembler les tatamis maliens par une présence déterminée et des performances régulières tant en Poomsae qu’en Para-Kyorugi. Résultat : un total de 11 médailles et la deuxième marche du podium continental, un classement qui récompense des années de travail et annonce de belles ambitions pour la suite.
Dès les premières épreuves, les Camerounais ont imposé leur rythme. En Poomsae, précision et puissance ont séduit les juges ; les figures exécutées avec maîtrise ont rapporté des breloques décisives. Les athlètes ont montré une cohésion et une technicité qui tranchent avec leur jeune expérience sur la scène africaine. Même intensité en Para-Kyorugi, où la combativité et l’adaptabilité des compétiteurs ont transformé chaque combat en une démonstration de volonté. Ces podiums paralympiques illustrent la profondeur du vivier camerounais et la qualité du travail d’encadrement.
Cette deuxième place africaine n’est pas tombée du ciel. Elle couronne des investissements progressifs dans la formation, une détection des talents plus fine, et une préparation plus scientifique. Les clubs locaux, les entraîneurs et la fédération ont su créer un élan durable : stages internationaux, rajeunissement de l’équipe, et une approche mentale renforcée ont permis aux Lions de dépasser leurs limites. Les retombées sont visibles : image rehaussée, motivation accrue chez les jeunes, et une crédibilité renforcée auprès des partenaires.
Si Bamako a été une scène de réussite, les défis restent nombreux. Consolider ce rang passe par un suivi médical et financier renforcé, des compétitions régulières pour entretenir le rythme, et une stratégie de long terme pour convertir ces succès en médailles mondiales. Les ambitions doivent aussi inclure une montée en puissance des femmes et un soutien continu au para-taekwondo, secteurs où le Cameroun montre déjà de sérieux atouts.
Les Lions Indomptables reviennent du Mali la tête haute. Leur performance à Bamako est un message clair : le Cameroun n’est plus spectateur du taekwondo africain, il est désormais un acteur incontournable.
Inès KOUNA NOMO/Journalisme/Made in Cameroon Magazine.














